Face à une personne inconsciente qui ne respire pas normalement, il faut agir immédiatement : alerter les secours, débuter les compressions thoraciques et utiliser un défibrillateur automatisé externe dès qu’il est disponible.
Reconnaître → Alerter → Masser → Défibriller → Continuer jusqu’au relais des secours ou à la reprise d’une respiration normale.
Comment reconnaître un arrêt cardiaque ?
La situation typique associe une absence de réponse et une absence de respiration normale. Une respiration anormale, très irrégulière ou faite de gasps ne doit pas être interprétée comme une respiration efficace.
Le temps est déterminant : lorsqu’un arrêt cardiaque est suspecté, il ne faut pas perdre de longues minutes à chercher une certitude parfaite.
Étape 1 : faire alerter les secours
Appelez ou faites appeler le 15, le 18 ou le 112. Si plusieurs personnes sont présentes, répartissez les tâches : une personne appelle, une autre commence les compressions, une autre cherche un défibrillateur.
Donnez une adresse précise, décrivez l’état de la victime et suivez les instructions de l’opérateur.
Étape 2 : commencer les compressions thoraciques
Installez la victime sur le dos, sur un plan dur. Placez les mains au centre de la poitrine et effectuez des compressions régulières et énergiques. L’objectif est de maintenir une circulation minimale en attendant le retour d’un rythme cardiaque efficace ou l’arrivée d’une équipe de secours.
Pour le grand public formé aux premiers secours, les recommandations usuelles reposent sur des cycles de compressions associés, selon la formation et la capacité du sauveteur, à des insufflations. En cas de doute, les consignes données par le centre d’urgence doivent être suivies.
Étape 3 : utiliser un défibrillateur dès que possible
Le défibrillateur automatisé externe (DAE) analyse le rythme cardiaque et indique si un choc est nécessaire. Il est conçu pour guider l’utilisateur étape par étape.
- Allumez l’appareil.
- Exposez le thorax.
- Collez les électrodes comme indiqué sur les schémas.
- Ne touchez pas la victime pendant l’analyse.
- Si le choc est recommandé, assurez-vous que personne ne touche la victime puis suivez les instructions.
- Reprenez immédiatement les compressions après le choc ou si aucun choc n’est conseillé.
Attendre l’arrivée du défibrillateur avant de commencer le massage. Les compressions doivent débuter sans délai et se poursuivre pendant la mise en place du DAE autant que possible.
Pourquoi ces gestes sont-ils si importants ?
Lors d’un arrêt cardiaque, le cerveau et les organes ne sont plus correctement perfusés. Les compressions thoraciques maintiennent temporairement une circulation sanguine minimale, tandis que la défibrillation peut corriger certains rythmes responsables de l’arrêt.
Et pour un ambulancier ?
Pour un professionnel du transport sanitaire, l’arrêt cardiaque s’intègre dans une prise en charge protocolisée : sécurité de la scène, bilan rapide, alerte/régulation, RCP de qualité, DAE, préparation du matériel, organisation du binôme, transmissions et anticipation du relais avec les équipes de secours médicalisées.
Le rôle exact dépend du cadre d’intervention, des protocoles applicables et des compétences réglementaires du professionnel. Cet article reste un rappel pédagogique et ne remplace pas une formation AFGSU ou une procédure de service.
À retenir
- inconscient + absence de respiration normale = suspicion d’arrêt cardiaque ;
- alerter immédiatement ;
- commencer les compressions sans attendre ;
- utiliser un DAE dès qu’il est disponible ;
- suivre les instructions du défibrillateur et des secours ;
- poursuivre jusqu’au relais ou à la reprise d’une respiration normale.
Mini-QCM
1. Faut-il attendre le DAE avant de commencer le massage ?
Non. Les compressions doivent commencer immédiatement.
2. Le DAE peut-il délivrer un choc si celui-ci n’est pas indiqué ?
Le DAE analyse le rythme et ne propose un choc que lorsqu’il identifie un rythme choquable.
3. Une personne inconsciente qui présente des gasps doit-elle être considérée comme respirant normalement ?
Non. Une respiration agonique n’est pas une respiration normale.
Sources
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