Le décès d’un homme de 72 ans à Trinité, dans la nuit du 25 au 26 septembre 2026, relance les inquiétudes autour de l’organisation nocturne des soins urgents dans le Nord de la Martinique. L’homme, qui présentait des douleurs thoraciques, avait été conduit par son épouse au centre de secours de Trinité. Le syndicat UGTM Santé met en cause la fermeture nocturne des urgences de l’hôpital Louis-Domergue, mais aucun lien de causalité entre cette organisation et le décès n’a été officiellement établi à ce stade.
Un décès survenu dans la nuit du 25 au 26 septembre
Selon France-Antilles et ZayActu, un homme âgé de 72 ans souffrant de douleurs thoraciques a été conduit au centre de secours de Trinité vers 2 h 15. Malgré la prise en charge des secours, son décès a été constaté à 3 h 19.
L’UGTM Santé estime que cet événement illustre les risques liés à la fermeture nocturne des urgences et réclame une enquête ainsi qu’un retour à une ouverture permanente. Cette prise de position syndicale doit toutefois être distinguée des faits établis : les informations disponibles ne permettent pas d’affirmer que la fermeture du service a causé le décès.
Des urgences ouvertes de 8 h à 18 h
Cette situation s’inscrit dans une organisation exceptionnelle mise en place en raison de difficultés persistantes de recrutement de médecins urgentistes. Le fonctionnement nocturne des urgences de l’hôpital Louis-Domergue est suspendu et les admissions sont actuellement assurées entre 8 h et 18 h.
Début septembre, le CHU de Martinique a annoncé la prolongation de cette organisation jusqu’en janvier 2027. La consigne communiquée aux habitants est d’appeler le 15 avant de se déplacer en dehors des horaires d’ouverture. Le médecin régulateur peut alors orienter vers la solution disponible : autre service d’urgences, médecine de garde ou autre réponse adaptée à la situation clinique.
Une organisation déjà contestée
La fermeture nocturne dure depuis le début du mois de juillet. Elle a déjà entraîné plusieurs mobilisations syndicales. Le 16 septembre, la CGTM Santé Action Sociale a notamment engagé un mouvement de grève pour demander le rétablissement d’un fonctionnement 24 h/24.
Le manque de médecins urgentistes reste au cœur du dossier. Des recrutements ont été évoqués au cours du mois de septembre, mais le calendrier d’un éventuel retour à une activité nocturne normale demeure incertain.
Un enjeu qui dépasse le seul service des urgences
Pour la chaîne préhospitalière, cette situation rappelle l’importance de disposer d’une information actualisée sur les capacités d’accueil. Lorsqu’un service ne peut recevoir directement un patient, l’orientation en amont devient déterminante afin d’éviter un transport vers une structure indisponible et de limiter les pertes de temps.
Le décès survenu ce week-end donnera probablement lieu à de nouvelles demandes d’explications. En l’absence d’éléments médicaux ou d’enquête permettant d’établir précisément la chronologie et les responsabilités, il convient cependant de ne pas tirer de conclusion sur un éventuel lien entre l’organisation des urgences et l’issue clinique.
Sources
France-Antilles Martinique, 28 septembre 2026 : « Un décès qui relance l’alerte sur la fermeture nocturne des urgences de Trinité ».
ZayActu, 28 septembre 2026 : « Décès d’un homme de 72 ans à Trinité, l’UGTM Santé met en cause la fermeture nocturne des urgences ».
RCI Martinique, 7 septembre 2026 : « Urgences de Trinité : le service de nuit suspendu jusqu’en janvier 2027 ».
RCI Martinique, 16 septembre 2026 : mobilisation concernant la fermeture nocturne des urgences.
