Une nouvelle question écrite déposée à l’Assemblée nationale le 22 septembre 2026 remet sur le devant de la scène la réforme de l’urgence préhospitalière et, surtout, la place que pourraient occuper les ambulanciers privés dans la future organisation territoriale des secours.

Une question parlementaire déposée ce 22 septembre
La question écrite n° 18373, déposée par le député Éric Michoux, porte sur la réforme de l’organisation de l’urgence préhospitalière. Le texte interroge le Gouvernement sur les inquiétudes exprimées par des transporteurs sanitaires privés concernant la future organisation des secours et sur la place qui leur sera réservée.
La question évoque notamment un manque de visibilité sur les missions futures des ambulanciers privés et sur la gouvernance du dispositif. Elle demande également si les représentants de la profession seront associés à l’élaboration de la réforme.
Le contrat territorial du secours d’urgence au centre des discussions
Depuis plusieurs mois, le projet de réforme du secours préhospitalier prévoit la création d’un contrat territorial du secours d’urgence. Selon les éléments rendus publics jusqu’ici, ce dispositif doit mieux coordonner les acteurs intervenant dans le secours aux personnes : SAMU, services d’incendie et de secours, transporteurs sanitaires privés et associations agréées de sécurité civile.
Un projet présenté début septembre prévoit notamment un pilotage territorial renforcé autour du préfet, chargé de définir les responsabilités de chacun. Cette évolution suscite des positions différentes selon les acteurs concernés. Les organisations de sapeurs-pompiers mettent en avant l’intérêt d’une coordination départementale renforcée, tandis que des représentants du transport sanitaire et de l’aide médicale urgente demandent des garanties sur la répartition des missions et sur le maintien de la régulation médicale.
Pourquoi les ambulanciers privés sont directement concernés
Les ambulanciers privés participent déjà à la réponse aux demandes du SAMU, notamment dans le cadre de la garde ambulancière et du transport urgent préhospitalier. Leur place peut être particulièrement importante dans les territoires ruraux ou éloignés des structures hospitalières.
La question parlementaire du 22 septembre cite ainsi le cas de la Saône-et-Loire, où les représentants de la profession indiquent avoir réalisé près de 40 000 missions à la demande du SAMU en 2025. Ce chiffre est présenté dans la question comme un exemple du rôle occupé localement par le transport sanitaire privé.
Est-ce que quelque chose change dès maintenant ?
Non. Le dépôt d’une question écrite à l’Assemblée nationale ne modifie pas à lui seul l’organisation actuelle des secours. Il s’agit d’une demande adressée au Gouvernement afin d’obtenir des précisions sur la réforme envisagée.
À ce stade, aucune réponse ministérielle n’est encore publiée pour cette question. Les modalités définitives dépendront du contenu final du projet de réforme, de son parcours législatif et des textes qui pourraient ensuite préciser son application.
Ce qu’il faudra surveiller dans les prochaines semaines
Pour les ambulanciers, plusieurs points seront particulièrement importants : la définition exacte des missions confiées aux transporteurs sanitaires privés, leur articulation avec les SAMU et les SDIS, les modalités de gouvernance départementale, la place de la régulation médicale et les conditions financières liées aux missions urgentes.
Actuambu suivra les prochaines annonces et les réponses officielles afin de distinguer ce qui relève encore du projet de ce qui deviendra réellement applicable.