Le transport sanitaire est explicitement identifié comme un levier pour fluidifier les parcours de soins dans le rapport national « Alternatives et aval des urgences », remis au ministère de la Santé. Alors que JUSSIEU secours remet ce sujet en avant ce 25 septembre 2026, le document propose notamment de mieux anticiper les transports, de renforcer la coordination avec les établissements et d’améliorer la visibilité sur les moyens disponibles. À ce stade, il s’agit de recommandations : aucune nouvelle obligation ni nouvelle rémunération n’entre automatiquement en vigueur.
Le transport sanitaire intégré à la réflexion sur l’engorgement des urgences
Le rapport « Alternatives et aval des urgences » a été remis le 15 juillet 2026 à la ministre de la Santé. Issu d’une mission confiée à six personnalités qualifiées, il formule plusieurs axes et propositions pour réduire les passages évitables aux urgences et améliorer l’aval hospitalier.
Dans sa partie consacrée aux transports sanitaires, le rapport souligne qu’un transport indisponible ou tardif peut retarder la sortie d’un patient médicalement prêt à quitter l’hôpital ou ralentir son transfert vers une autre structure. Ces délais peuvent immobiliser des lits et contribuer aux difficultés de flux hospitaliers.
Anticiper davantage les sorties et les transferts
Parmi les pistes avancées figurent une coordination renforcée entre établissements de santé, plateformes de régulation et opérateurs de transport sanitaire, ainsi qu’une meilleure anticipation des besoins. Le rapport évoque également des outils de régulation territoriale ou des plateformes de gestion permettant de mieux planifier les transports et d’optimiser les ressources disponibles.
JUSSIEU secours demande une reconnaissance des missions d’évitement
Le 25 septembre, JUSSIEU secours a salué cette reconnaissance du rôle des ambulanciers et indiqué vouloir développer davantage les dispositifs d’évitement d’hospitalisation et de maintien à domicile. Le réseau demande parallèlement une revalorisation de l’urgence préhospitalière et un financement adapté des interventions de bilan lorsqu’elles permettent d’éviter une hospitalisation.
Cette prise de position constitue une revendication professionnelle. Elle ne signifie pas qu’un financement nouveau a déjà été décidé par l’Assurance Maladie ou le Gouvernement.
Pourquoi ce sujet concerne directement les ambulanciers
Si certaines recommandations étaient traduites dans les organisations territoriales, les ambulanciers pourraient être davantage intégrés à l’anticipation des sorties, aux transferts et à la coordination des parcours avec les établissements et la régulation. La question du financement de ces missions restera toutefois déterminante pour les entreprises de transport sanitaire.
Sources
- Ministère de la Santé — « Remise à la ministre Stéphanie Rist du rapport sur l’aval et les alternatives aux urgences », publié le 16 juillet 2026.
- Rapport national « Alternatives et aval des urgences » — mission nationale remise le 15 juillet 2026.
- JUSSIEU secours France — prise de position publiée le 25 septembre 2026 sur la place des ambulanciers dans les parcours de soins.
- Fédération nationale des ambulanciers privés — analyse du volet transport sanitaire du rapport, publiée le 17 septembre 2026.
